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VIII)
L'ATTAQUE
A)
PRINCIPES Une
attaque couronnée de succès permet à l'unité
attaquante de pénétrer dans la région
attaquée et de l'occuper militairement. Une unité
ne peut pas attaquer la région qu'elle occupe. Une
armée peut attaquer une région terrestre ou côtière
adjacente à celle qu'elle occupe ou qui lui est accessible
par convoi maritime.
Lorsqu'une flotte occupe une région
côtière, elle est considérée comme
occupant militairement toute la région, même si la
flotte est placée sur une côte précise.
Ainsi,
une flotte à St Pétersbourg côte sud occupe
militairement toute la région, défendant donc aussi
la côte nord. Mais, par contre, elle ne peut se rendre
directement en Norvège car étant stationnée
en côte sud qui n'est pas adjacente à la
Norvège (cf. ci - dessous) .
Une flotte peut
attaquer toute région maritime ou côtière qui
lui est adjacente. Si elle occupe une région côtière,
elle peut aussi attaquer toute région côtière
dont la côte est en prolongement immédiat de la côte
de celle qu'elle occupe. F
TOS - ROM (ce mouvement est possible car la côte de la
Toscane est dans le prolongement immédiat de la côte
de Rome.) F TOS - VEN (ce mouvement est impossible car même
si Venise est bien adjacente à la Toscane, sa côte
n'est pas en prolongement immédiat.)
B)
PRÉCISIONS GÉOGRAPHIQUES 1)
Les détroits Une
flotte occupant CONSTANTINOPLE peut, indifféremment,
attaquer une région adjacente au sud ou au nord en raison
de la présence du détroit du Bosphore. F
CON - NOI et CON - EGE sont valides
Il
en va de même pour KIEL, d'où une flotte peut
attaquer indifféremment les régions adjacentes à
l'est ou à l'ouest grâce au canal de Kiel. F
KIE - BAL et KIE - HEL sont valides
Dans
ces deux cas, une flotte doit passer par le détroit ou le
canal pour parvenir de l'autre côté de la région. F
EGE - NOI est impossible. La flotte doit passer par la région
possédant le détroit: Constantinople
Les
détroits, comme toute région côtière,
ne permettent pas à une flotte qui y stationne de convoyer
.
2) Le
passage Danemark-Suède Le
Danemark est accessible de la Suède indifféremment
par une flotte ou une armée et inversement.
Le
Danemark et la Suède ne sont pas des régions à
plusieurs côtes ( cf. ci -dessous) .Une flot te de mer
Baltique peut donc attaquer le Danemark pour, au tour suivant,
attaquer la Baie de Heligoland. On notera qu'il faut passer par
la Suède ou le Danemark pour aller du Skaggerak à
la mer Baltique.
3)
Réglons à plusieurs côtes La
BULGARIE, l'ESPAGNE et ST PETERSBOURG présentent une
particularité dont il faut tenir compte dans la rédaction
des ordres :
La BULGARIE possède une côte
nord qui est adjacente à la côte de la Roumanie, à
Constantinople et à la mer Noire, alors que sa côte
sud est adjacente à la côte de la Grèce, à
Constantinople et à la mer Égée. Une
flotte occupant Constantinople peut attaquer la Bulgarie par la
côte sud ou par la côte nord. Si cette attaque
réussit elle ne pourra attaquer que la Roumanie,
Constantinople ou la Mer Noir si elle a attaqué la
Bulgarie par la côte nord. Elle ne pourra attaquer que la
Grèce, Constantinople ou la mer Egée si elle a
attaqué la Bulgarie par la côte sud.
La
côte nord de l'ESPAGNE est adjacente à la Gascogne,
au Portugal et à l'Atlantique, alors que la côte sud
est adjacente au Portugal, à Toulon, à
l'Atlantique, au Golfe du Lion et à la Méditerrannée
Occidentale.
La côte nord de ST PETERSBOURG est
adjacente à la côte de la Norvège et à
la mer de Barents, alors que la côte sud est adjacente à
la côte de la Finlande, de la Lithuanie et du Golfe de
Botnie.
Donc, si une flotte reçoit l'ordre
d'attaquer la BULGARIE, l'ESPAGNE ou ST PETERSBOURG, l'ordre
devra spécifier, si plusieurs côtes sont
accessibles, par quelle côte l'attaque se fait, sinon il
sera considéré comme nul. Les abréviations
utilisables sont CN pour côte nord, CS pour côte
sud. F
CON - BUL CN veut dire: la flotte occupant Constantinople attaque
la Bulgarie par la côte nord
Bien
qu'une flotte soit considérée comme étant
sur l'une ou l'autre des côtes de ces régions
particulières, rappelons qu'elle n'en est pas moins
considérée comme contrôlant l'ensemble de la
région. Il faut, pour que la situation soit bien claire,
placer la flotte qui occupe la région, sur la côte
qu'elle a attaquée. Par contre, une flotte ayant la
possibilité d'attaquer une de ces régions
particulières peut aussi y soutenir une unité mais,
cette fois, sans qu'il soit besoin de tenir compte de l'existence
des deux côtes. Bien
que la flotte occupant Toulon ne puisse attaquer l'Espagne que
par sa côte sud, rien ne l'empêche de soutenir
l'attaque d'une flotte contre l'Espagne par la côte nord (F
TOU S F POR -ESP CN) ou de soutenir sur place une flotte occupant
la côte nord de l'Espagne. La réciproque n'est pas
possible, puisqu'une flotte occupant l'Espagne par sa côte
nord ne peut attaquer Toulon.
4)
Réglons non adjacentes Contrairement
à ce qu'un examen trop hâtif de la carte de l'Europe
pourrait laisser penser, certaines régions ne sont pas
adjacentes et ne peuvent donc pas être attaquées
l'une à partir de l'autre ( sauf si l'unité
attaquante est convoyée) . Ainsi, ne sont pas possibles
(sans convoi), les attaques de la BELGIQUE vers LONDRES, de
BERLIN vers le DANEMARK, de l'ESPAGNE vers le MAROC et
réciproquement.
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IX)
LES CONFLITS
Les
trois situations ci-dessous sont appelées des "situations
bloquées" (tout soutien donné mis à
part). Par la suite, pour faciliter la lecture des exemples, les
ordres d'attaques menant à une situation bloquée
seront remplacés par le sigle ":". Les ordres
d'attaques aboutissant seront remplacés par le signe
"=".
1) Si deux unités, ou davantage,
reçoivent l'ordre d'attaquer la même région,
aucune d'entre elles n'y réussit et ne s'y déplace,
même si elles sont de même nationalité. AUTRICHE
A ROU:BUD, A VIE:BUD RUSSIE A GAL :
VIE Aucune des deux armée Autrichiennes n'entre à
Budapest, elles restent donc sur place. Vienne étant
occupée, l'armée russe de Galicie échoue
dans son attaque.
2)
Si une unité a reçu l'ordre d'attaquer et que son
attaque échoue, une autre unité dont la réussite
de l'attaque de la région occupée par la première
unité était conditionnée par le déplacement
de celle-ci, ne peut donc pas prendre sa place. RUSSIE
A ROU T TURQUIE A BUL:ROU, F CON:BUL
CS L'armée de Bulgarie, ne pouvant entrer en Roumanie,
reste sur place, il en va de même pour celle de
Constantinople.
3)
Si deux unités reçoivent chacune l'ordre d'attaquer
la région l'une de l'autre, tout convoi mis à part,
aucune n 'y réussit et ne se déplace. F
POR:ESP CN, F ESP CS:POR F TOU:PIE,
A PIE:TOU
Par
contre, plusieurs unités peuvent effectuer une rotation. A
PAY=BEL, F BEL=NRD, F NRD=PAY
Exception:
deux unités peuvent échanger leurs positions si
l'une ou les deux sont convoyées. ANGLETERRE
A LON=BEL, F NRD C A LON-BEL FRANCE A
BEL=LON, F MAN C A BEL-LON Comme
toutes les règles arbitrant les conflits, celles-ci
s'appliquent aussi bien aux armées qu'aux flottes, unités
égales en force et ne différant que par la nature
des régions qu'elles peuvent occuper. Ces règles
s'appliquent quelle que soit la nationalité des unités
impliquées, qu'elles soient contrôlées par
une même Grande Puissance ou par plusieurs Grandes
Puissances différentes (à une exception près,
cf. X) LE SOUTIEN).
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X) LE
SOUTIEN
A)
PRINCIPES 1)
Une unité qui n'effectue ni attaque ni convoi peut
soutenir une autre unité qui tient (soutien défensif)
ou qui attaque une région (soutien offensif). Cette région
doit être l'une de celles qui, adjacentes et accessibles,
auraient pu être attaquées sans convoi par l'unité
qui ordonne le soutien.
Précision: Une flotte ne
peut pas soutenir une région terrestre (c'est-à-dire
ni maritime ni côtière) ou une attaque contre une
région terrestre car ne pouvant, elle-même,
l'attaquer. F
ODE S A MOS n'est pas valide
Une
armée ne peut pas soutenir une région maritime (
c'est-à-dire ni terrestre ni côtière) ou une
attaque contre une région maritime car elle ne peut,
elle-même, l'attaquer. A
DAN S F NRD n'est pas valide
2)
Une flotte peut soutenir une armée ou une flotte, une
armée peut soutenir une armée ou une flotte (dans
le cadre du respect de la règle précédente)
. F
ODE S A ROU est valide F NRD S A PAY est valide A PAR S F
BRE est valide
3)
Un soutien ne peut pas être convoyé.
4)
Une unité
peut, indifféremment, soutenir une unité de sa
nationalité ou une unité d'une autre
nationalité.
5)
Il n'est pas possible, de refuser un soutien.
6)
Il est possible de soutenir une unité qui soutient. F
MAN S F NRD, F NRD S F MAN Ce soutient mutuel permet
à chacune des deux flottes de bénéficier
d'un soutient.
B)
EFFETS DU SOUTIEN Une
unité attaque avec sa propre force, combinée avec
celle de tous les soutiens non coupés (cf. XI)
LE SOUTIEN COUPE) qui lui sont accordés. A moins
qu'une autre unité, également ou plus soutenue, ne
s'oppose à elle, elle réussira donc son attaque. Il
ne s'agit plus d'une situation bloquée (cf. IX)
LES CONFLITS). FRANCE:
A PAR=BOU, A TOU S A PAR-BOU ALLEMAGNE: A
MUN:BOU L'armée de Paris combinant ses forces avec
celles de Toulon grâce à son soutien offensif arrive
à occuper la Bourgogne insuffisamment attaqué par
l'Allemagne. (on est à 2 contre 1)
Les
règles citées au chapitre IX. LES CONFLITS
s'appliquent toujours aux attaques d'unités également
soutenues. FRANCE:
A PAR:BOU, A TOU S A PAR-BOU ALLEMAGNE: A
MUN:BOU, A RHE S A MUN-BOU L'armée de Paris
et de Munich étant également soutenues pour la
prise de la Bourgogne, les deux attaques échouent; (On est
à 2 contre 2)
Une
unité, qui est attaquée par une unité plus
soutenue qu'elle, est contrainte à la retraite par
l'attaque et doit être, soit déplacée vers
une région libre, soit retirée du jeu. ALLEMAGNE:
A RHE T FRANCE: A BEL S A BOU-RHE , A
BOU=RHE L'armée de Rhénanie doit faire retraite
car elles est d'une force inférieur à l'armée
de Bourgogne, qui bénéficie du soutient de la
Belgique. (On est à 1 contre 2)
C)
CAS PARTICULIERS 1)
Interdiction de contraindre à
la retraite une de ses propres unités Il
est une exception aux règles de l'attaque. Une unité
ne réussit pas son attaque vers une région, et ce
quel que soit le nombre des soutiens dont elle bénéficie,
si une autre unité de même nationalité y est
présente parce qu'elle n'a pas reçu l'ordre
d'attaquer une autre région ou parce qu'une telle
tentative a échoué. L'attaque reste néanmoins
valide pour toute autre considération, et bloque donc
toute autre attaque, également ou moins soutenue, vers
cette région, de toute unité d'une autre
nationalité.
Par ailleurs, les soutiens attribués
par une Grande Puissance à l'attaque d'une autre Grande
Puissance vers une région occupée par une unité
de même nationalité que la première ne
peuvent pas être comptabilisés afin de déloger
cette unité. Les soutiens restent valides pour toutes
autres considérations. GRANDE-BRETAGNE:
F DAN:KIE, F HEL S F NRD-DAN, F
NRD: DAN RUSSIE: F BAL S A BER-KIE, A
BER=KIE La Grande-Bretagne ne peut contraindre à la
retraite sa propre unité au Danemark
FRANCE:
A BOU T ALLEMAGNE: A KIE S A BOH-MUN,
A MUN:BOU AUTRICHE: A BOH:MUN Le soutien allemand
accordé à l'Autriche ne permet pas à l'unité
de cette dernière de contraindre à la retraite
l'unité allemande. Mais si l'Autriche avait soutenu son
attaque vers Munich avec l'une de ses unités, par exemple,
AUTRICHE: A ALP S A BOH-MUN, l'unité allemande
aurait été contrainte à la
retraite.
ALLEMAGNE:
A SIL S A BOH-MUN, A MUN T AUTRICHE: A
BOH:MUN, A ALP S A BOH-MUN FRANCE: A
BOU:MUN, A RHE S A BOU-MUN, A KIE S A BOU-MUN L'armée
de Bohème et de Bourgogne étant également
soutenu la situation est bloquée (3/3) Mais si l'armée
de Kiel ne soutenait pas, la situation serait alors aussi bloqué
(2/2), le soutien de Silésie n'étant pas valide
pour déloger l'armée de Munich de même
nationalité. Par contre si l'armée de Rhénanie
et de Kiel ne soutenaient pas, l'Autriche entrerait à
Munich par l'armée de Bohème qui bénéficie
du soutien des Alpes Tyroliennes (2/1 vis à vis de l'armée
de Munich ou celle de Bourgogne).
2)
Soutien Inattendu Une
Grande Puissance peut bloquer elle-même une région
en donnant l'ordre à deux de ses unités également
soutenues de l'attaquer (cf. IX) LES
CONFLITS). Mais, s'il s'avère que l'une de ces deux
unités est plus soutenue que l'autre, son attaque
réussira. AUTRICHE:
A VIE:BUD, A ROU=BUD RUSSIE: A GAL S A
ROU-BUD L'attaque
Autrichienne de Roumanie vers Budapest ne réussit que
grâce au soutien Russe. Elle aurait échoué si
une armée Autrichienne était présente à
Budapest. Notons que l'attaque réussit quelle que soit la
nationalité de l'unité qui soutient.
3)
La garnison assiégée Etant
donné qu'il n'y a retraite que lorsqu'une unité
soutenue attaque une région occupée, les unités
impliquées étant de nationalité différente,
il s'ensuit que deux attaques également soutenues vers une
même région aboutissent à une situation
bloquée et ne contraignent pas à la retraite une
unité occupant la région attaquée. AUTRICHE:
A SER T RUSSIE:
A ROU:SER, A BUD S A ROU-SER TURQUIE:
A BUL:SER, A GRE S A BUL-SER Les attaque de la
Russie et de la Turquie vers la Serbie échouent, et n'ont
aucune conséquence pour l'armée Autrichienne, qui
n'est donc pas contrainte à la retraite. Si celle-ci avait
accordé un soutient, celui-ci aurait été
coupé, par l'une ou l'autre des attaques, ou par les
deux.
4)
Retraite d'une unité participant à une situation
bloquée Lorsque
plusieurs unités également soutenues reçoivent
l'ordre d'attaquer la même région, aucune d'entre
elles ne se déplace, même si elle est contrainte à
la retraite par une autre attaque. Par contre, si deux unités
reçoivent l'ordre d'attaquer la même région
et que l'une d'entre elles est contrainte à la retraite
par une attaque provenant précisément de cette
région, l'attaque de l'autre réussit. TURQUIE:
A BUL:ROU (retraite...) RUSSIE: A ODE=ROU,
A ROU=BUL, A SER S A ROU-BUL L'armée Turque
de Bulgarie est contrainte à la retraite. L'armée
Russe d'Odessa, bien qu'attaquant sans soutien la même
région que l'armée Turque de Bulgarie, réussit
son attaque parce que l'armée Turque a été
contrainte à la retraite par une attaque venant
précisément de la Roumanie.
TURQUIE:
A BUL:ROU (retraite), F NOI S A BUL-ROU RUSSIE: A
ODE =ROU, A ROU=BUL, A GRE S ROU-BUL,
A SER S A ROU-BUL L'armée Turque de Bulgarie est
contrainte à la retraite par une attaque venant de la
Roumanie, et elle ne peut donc s'opposer à l'occupation de
ce centre par la Russie, malgré le soutient associé
à son attaque et dont ne dispose pas l'attaque de l'armée
d'Odessa.
Dans
chacun des deux exemples ci-dessus, la Roumanie serait restée
inoccupée si l'armée russe d'Odessa n'avait pas
reçu l'ordre d'y entrer. Cela aurait permis à une
autre unité d'y faire éventuellement retraite,
l'absence d'une unité occupante n'étant pas la
conséquence d'une situation bloquée. L'ordre d'une
unité contrainte à la retraite n'a aucune
conséquence sur la région d'origine de l'unité
qui l'a attaquée.
5)
Tenir en étant soutenu Une
unité qui n'a pas reçu l'ordre d'attaquer,
c'est-à-dire qui tient, convoie, soutient ou n'a pas reçu
d'ordre, peut être soutenue sur place. Par contre, une
unité qui a reçu un ordre d'attaque ne peut
recevoir un soutien que pour son attaque, soutien dont elle ne
peut pas bénéficier pour l'aider à tenir si
son attaque échoue. A MUN T, A BOH S A MUN
(est valide) A MUN-BER, A BOH S A MUN (non valide)
car A MUN a reçu l'ordre d'attaquer
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